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Taupologie, sculpture de Ghyslain Bertholon, rejoint la collection du Château du Rivau en Tourraine.

Une taupe de bronze géante au milieu du potager, surgit d’une butte de terre de prés de deux mètres, comme venue pour accueillir les visiteurs à l’entrée du château du Rivau.

Intruse ou invitée, pointant son museau et semblant vouloir  s’animer avec ses 2 pattes émergeant de la motte, monumentale figure animale qui semble vouloir déjouer la vigilance des jardiniers et venir troubler le parfait ordonnancement de ces carrés de légumes. Ce mammifère insectivore à la myopie proverbiale, comme un clin d’œil à l’histoire du lieu, dont elle aurait emprunté les souterrains, qui jadis reliés le château à la ville de Chinon, belle des champs venue de la ville voisine pour prendre ses aises en ce jardin potager.

L’œuvre crée pour la Manifestation Monuments et Animaux, dont le commissariat était assuré par Claude d’Anthenaise, Directeur du Musée de la Chasse et de la Nature de Paris. Cette sculpture  a longuement séjourné dans les jardins de l’hôtel Sully à Paris avant de gagner les terres de Richelieu. Elle est issue de la série des Taupologies de Ghyslain Bertholon, jeune artiste français originaire de Saint Etienne, multipliant les projets de sculptures, qui a tour à tour investissent vases d’Anduze, mottes de terre, et qui sait dans un futur proche un Terril minier .  

« Depuis 2003, date de création de ses premières Poézies, Ghyslain Bertholon use régulièrement de la rhétorique animale pour interpréter travers et paradoxes générés par le comportement de ses contemporains.

A travers ses oeuvres les plus récentes il met en lumière l'intenable position du plus clairvoyant des animaux rendus aveugles. Cette bête humaine qui s'est affranchie des lois de la nature pour présider à sa propre destinée au détriment du bon sens. Capable de couper la branche sur laquelle elle s'est installée avec la confiance aveugle de l'insouciance, convaincue d'apprendre à voler avant de toucher le sol. (...)

Miroir déformant révélateur des visages de l’humanité, la figure animale, telle que mise en scène dans les œuvres de Ghyslain Bertholon, nous pousse à observer sous un angle différent les rapports que nous entretenons avec les autres, la nature, nous-même.

L’homme comme point de départ et finalité d’une œuvre reliée à la vie par chacune de ses éruptions artistiques. »

Extrait du texte Poézies zhumaines de J. Thévenoz 2008

le site du château du Rivau

 

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